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Pourquoi mes tomates pourrissent à la base ?

Ça y est, vos premières tomates pointent le bout de leur nez et vous observez chaque jour avec intérêt leur croissance, impatient de servir des salades et des sauces avec vos bonnes tomates ‘’du jardin’’.

Seulement, certains fruits sont pourris à la base, à l’endroit où se trouvait la fleur. Une zone brune ou noir apparait et s’élargit de jour en jour.

Ravageurs ? Champignons ? Vengeance d’un voisin jaloux ?

Rien de tout cela. Vos tomates sont victimes d’un problème commun appelé pourriture apicale. Elle se rencontre souvent sur les premiers fruits de la saison et sur une partie importante de la future récolte.

La pourriture apicale est un désordre physiologique causé par une trop faible assimilation de calcium par la plante. Elle est rarement due à une carence en calcium dans le sol, mais à un problème de circulation du calcium du sol vers les organes de la tomate qui en ont besoin.

Elle est causée notamment par un stress hydrique, un manque d’arrosage ou au contraire un apport trop conséquent d’eau en une fois. Une transpiration excessive des tomates, lors de périodes de fortes chaleurs ou de sécheresse, peut également provoquer la pourriture apicale.

Le calcium sera aussi moins accessible aux tomates s’il y a un mauvais équilibre dans le sol avec les autres éléments minéraux essentiels à la plante (principalement azote, phosphore et potasse) et si la demande est trop grande, par une croissance trop rapide ou une concurrence avec les végétaux environnants.

D’autres facteurs peuvent provoquer la pourriture apicale, et tous ne sont pas encore connus. Beaucoup de recherches scientifiques ont été faites pour maîtriser ce phénomène, notamment pour assurer de meilleurs rendements aux producteurs de tomates sous serres. Un sol trop froid, trop acide ou trop basique, avec une teneur en sel élevée, trop humide ou pas assez… sont des désordres pouvant conduire au développement de la pourriture apicale.

Pas de panique, ce mal courant est bien connu des jardiniers. S’il n’est plus possible de soigner les fruits touchés, vous pouvez protéger les tomates à venir et suivre nos conseils pour éviter cette situation pour les prochains fruits.

Que faire lorsque la pourriture apicale est installée ?

Tout d’abord, sachez que vos tomates restent comestibles. Il suffit de couper la partie atteinte et de consommer ce qu’il reste. Coupez les fruits trop atteints, jetez-les ou mettez-les dans le compost.

Apporter un amendement en calcium directement sur la plante ou dans votre eau d’arrosage. Évitez de trop arroser ou pas assez. Si vous avez manqué des jours d’arrosage, il ne faut pas essayer de les rattraper en une fois.

Vous pouvez apporter du calcium en ajoutant à votre eau d’arrosage des cendres, du lait ou de la poudre de lait, du varech, de la poudre d’os… toute solution contenant du calcium, en application foliaire.

Comment éviter la pourriture apicale ?

Arrosez de manière à garder une humidité constante dans le sol, mais sans le détremper. Ce peut être une fois par jour ou plus suivant votre sol et la météo de votre région. Vous pouvez également pailler pour limiter l’évaporation de l’eau.

Les amendements en substances minérales sont à contrôler, notamment l’azote. Certains éléments sont antagonistes avec le calcium et s’opposent à son action, comme l’azote sous d’ammonium. Apporter trop de calcium au sol n’est pas la solution non plus, car il est antagoniste du fer et un manque de fer peut provoquer la chlorose ferrique. Le sol peut par ailleurs ne pas être en capacité de retenir ce calcium et il risque d’être lessivé. Pour être certain que du calcium soit à disposition des plantes, vous pouvez apporter régulièrement, mais en quantité contrôlée de la chaux (attention à contrôler le pH du sol, la chaux va l’augmenter), du gypse, des cendres de bois, de la poudre d’os, des coquilles d’huîtres…

Il peut être intéressant de se tourner vers des variétés sélectionnées pour leur résistance au manque de calcium et d’éviter celles qui y sont plus sensibles, comme les ‘’cœurs de bœuf’.

Éviter de travailler le sol trop profond à proximité des racines des tomates. Si elles sont endommagées, l’absorption des éléments minéraux et donc du calcium sera limitée.

Essayez de conserver un sol au pH neutre.

Enfin, des essais scientifiques montrent l’efficacité de la pulvérisation de chlorure de calcium sur les fruits encore jeunes.

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